La configuration de Toulon explique la pression exceptionnelle des rats : la rade et le port militaire génèrent un trafic maritime permanent, et les quais offrent nourriture et abris en continu. Les rongeurs remontent ensuite vers la ville par le réseau d'égouts, dense et ancien dans le centre historique.
La vieille ville haute, en rénovation depuis plusieurs années, est un cas d'école : chaque chantier de réhabilitation ouvre des caves murées depuis des décennies et déplace des colonies entières vers les immeubles voisins. Les copropriétés du secteur ont tout intérêt à traiter en préventif dès l'annonce d'un chantier mitoyen, plutôt qu'en urgence trois semaines plus tard.
Enfin, les marchés du cours Lafayette, parmi les plus fréquentés du Var, laissent quotidiennement des résidus organiques qui nourrissent rats et blattes. Les commerces de bouche du secteur sont soumis à une obligation de lutte contre les nuisibles : nous fournissons le registre et les plans d'appâtage exigés lors des contrôles d'hygiène.
À Toulon, les rats se signalent surtout d'octobre à mars, quand la baisse des températures les pousse des quais vers les caves et faux plafonds. Les blattes culminent en été dans les cuisines surchauffées, et les punaises de lit suivent les pics de location saisonnière du Mourillon en juillet-août. Les nids de guêpes apparaissent dès mai sur les hauteurs du Faron et de Sainte-Anne.