L'urbanisme de Pertuis explique la fréquence des nids : la commune s'est étendue en lotissements pavillonnaires, où chaque parcelle combine toiture en tuiles, haies brise-vent, abri de jardin et, très souvent, piscine. Chacun de ces éléments répond à un besoin des guêpes et frelons : abri, matériaux de construction du nid (bois des clôtures et cabanons qu'ils mâchent pour fabriquer le papier du nid), eau et nourriture. C'est pourquoi une même rue peut compter plusieurs nids la même saison, et pourquoi nous vérifions systématiquement les abords lors de chaque intervention.
La proximité du massif du Luberon et des campagnes agricoles ajoute une pression saisonnière : vergers et vignes attirent guêpes et frelons en fin d'été, quand les fruits mûrissent, et les nids secondaires des frelons asiatiques s'installent en hauteur dans les grands arbres. Les propriétaires de terrains boisés nous sollicitent souvent en septembre, au moment où l'activité des colonies est maximale.
Enfin, la Durance structure la vie des rongeurs locaux : ses berges et le réseau de canaux qui irrigue la plaine servent de corridors aux rats bruns. Après les épisodes de hautes eaux ou les travaux sur les berges, les intrusions dans les quartiers proches du fleuve augmentent nettement, ce qui justifie une dératisation raisonnée et un travail sérieux sur l'étanchéité des bâtiments.
À Pertuis, la saison des guêpes démarre en avril-mai avec les nids de fondation, à peine visibles, et culmine de juillet à septembre : chaleurs souvent au-dessus de 30 °C, piscines très fréquentées, fruits mûrs dans les campagnes. Le mistral, qui souffle fort dans la vallée de la Durance, pousse les colonies à nicher à l'abri : toitures, coffres de volets, haies denses. Les hivers, plus froids qu'au littoral avec des gelées régulières, mettent fin aux colonies de guêpes mais rabattent rats et souris vers les maisons d'octobre à février.