Hyères-les-Palmiers doit son surnom à des milliers de palmiers plantés depuis le XIXe siècle. Or un palmier est un site de nidification apprécié des guêpes et des frelons asiatiques : la couronne de palmes sèches offre un abri chaud, ventilé et difficile d'accès. Les nids y sont souvent découverts tard, quand la colonie est déjà populeuse et agressive — d'où l'intérêt de faire inspecter un palmier dès les premiers va-et-vient suspects.
Les salins et les zones humides du levant hyérois créent une seconde spécificité : moustiques et mouches y prolifèrent en été, et les surmulots profitent des canaux pour circuler entre les cultures et les habitations. Les propriétés en bordure des Salins ou de l'Almanarre gagnent à installer une protection préventive avant l'automne plutôt qu'à traiter une infestation installée en hiver.
Enfin, la presqu'île de Giens et le double tombolo forment un secteur résidentiel et touristique isolé du reste de la ville par une seule route : nous y planifions les interventions en tenant compte de la circulation estivale, avec des créneaux tôt le matin très appréciés des propriétaires et des campings du secteur.
À Hyères, les fondatrices de guêpes et de frelons s'installent dès avril ; les nids atteignent leur pic d'activité entre juillet et septembre, période où ont lieu 80 % de nos destructions de nids sur la commune. Les moustiques et mouches liés aux salins culminent de juin à septembre. Les rats se rapprochent des maisons en octobre-novembre, et les punaises de lit suivent la saison locative estivale.